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Novembre et décembre sont les 2 mois qui permettent de prendre régulièrement les plus gros bars de la saison.
En effet ceux-ci se regroupent en groupe d’individus de même taille, prêts à tout dévorer pour préparer leur future reproduction.
Les spots où se rassemblent ces gros individus sont connus de tous les bons pêcheurs (professionnels, pêcheurs sous-marins et pêcheurs à la ligne).
Ces spots sont souvent placés loin des côtes, donc peu fréquentés, et accessibles en ce qui concerne les amateurs, uniquement quand il fait beau temps.
Par chance une petite fenêtre météo s’est ouverte le WE du 16 novembre ce qui a permis une petite virée avec un équipage de débutant, jugé plutôt, Yannick Deslandes, notre skipper, Didier Courtois (concepteur des cannes Hearty Rise), Thierry son compagnon de pêche, et moi-même (toujours d’attaque pour « secouer » du gros poisson).
Et nous voilà parti dès l’aube, à 25 nœuds vers les épaves du large. 15 chocolatines et un thermos de café plus tard, soit à peine 1h, Yannick est déjà les yeux rivés sur le sondeur, l’épave est vite localisée, et la pêche peut débuter.
Un avantage non négligeable, les cannes sont montées en un clin d’œil, et l’appât est un leurre souple associé à une tête plombée…
1ère dérive et 1er poisson pour….Yannick, qui remonte d’autorité ce « juvénile » d’à peine 3 livres, le décroche délicatement et Plouf ! Avant même que je prenne une photo.
« T’inquiètes pas Francis, ce n’est pas ceux-là qui nous intéresse ! » me dit-il un sourire au coin des lèvres.
On relève nos leurres, on se replace un peu mieux en prenant soin de faire un grand détour pour éviter d’effrayer les bébêtes, 2ème dérive et Pan ! un 2ème poisson pour….Yannick, plus coriace celui-là, donc je prends l’appareil et je flash ! quand même un bon 3kg.
On relève les leurres, on se replace et …Pan ! mais oh surprise cette fois, c’est Thierry qui dérouille et nous remonte un petit lieu de 3 livres lui aussi.
Deux autres dérives infructueuses et Yannick quitte le spot, peu mordeur ( !!!!) à son goût.
Une demie chocolatine plus tard, du café renversé plein le blouson (trente cinq nœuds de face les gobelets y zaiment pas…) et nous voilà de nouveau en pêche, « je suis mal placé, c’est un peu plus à droite qu’il faudrait être » et crac ! une touche pour Didier et re-crac dans la foulée une touche pour Thierry, beau combat en doublé, Yannick sort sa canne de l’eau pour aider son équipage et moi je mitraille, l’appareil d’une main, la canne coincée entre l’oreille et le coude, et au moment de la mise du deuxième poisson à l’épuisette, patatrac ! sur mon tympan, désolé y’a quelqu’un qui sonne, voilà le triplé sur une dérive, pas si mal !

Séance photo, un poisson passe les 5 kilos, les deux autres à 3kilos 500, on la refait ? c’est parti !
Et ainsi de suite pendant quelques heures au cours desquelles se prendront des bars, des lieus, des maigrettes, un congre (à ma canne bien sur…) et beaucoup de tacots, très actifs à l’étale, au moment où les bars le sont beaucoup moins.
Je ne vous raconte pas la pause sangria, le casse-croute, et les blagues débiles entres amis, ce serait trop long.
Ah si ! le retour quand même, bien assis sur les sièges, le dos bien calé, Yannick en toute sécurité lâche les chevaux, et à 28 nœuds de moyenne, nous couvrons la distance entre l’épave du Sauerland et les Minimes en 50 minutes !
 A quand la prochaine virée ?
Alors : Il fait beau, le vent ne dépasse pas les 30 noeuds, la pluie est rare, la houle inférieure à 3m, qu'est-ce qui nous empêche d'aller en mer ??
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